En France métropolitaine, 27 % des stocks de poissons sont surpêchés, selon les chiffres dévoilés par l’Ifremer.

À peine la moitié de la pêche durable en France

Le verre est-il à moitié plein ou à moitié vide ? En 2018, près de la moitié des volumes pêchés en France sont issus de stocks de poissons exploités durablement, selon le bilan 2018 des ressources halieutiques françaises de l’Ifremer(1).

Dit autrement, moins d’un poisson sur deux est issu d’une pêche durable. L’institut évalue l’état des stocks des différentes espèces pêchées en France et en Europe.

Une poissonnerie au Pornichet © Pack-Shot / Shutterstock

« Les évaluations concernent environ 200 stocks, explique l’Ifremer. Un stock est défini comme la partie exploitable d’une espèce dans une zone géographique donnée, les eaux françaises étant découpées en une dizaine de zones. Un stock est aujourd’hui considéré correctement exploité tant que la pression de pêche à laquelle il est soumis ne dépasse pas celle permettant d’obtenir le rendement maximal durable, tout en limitant le risque d’altérer ses capacités reproductrices ».

Situation préoccupante en Méditerranée

Ainsi, 48 % des volumes pêchés en France sont issus de stocks de poissons exploités durablement, mais 27 % de stocks surpêchés. Le reste est en fait constitué d’espèces non classifiées ou non évaluées. Parmi les espèces pour lesquelles les voyants sont au vert, l’Ifremer liste « la baudroie blanche en mer Celtique et dans le golfe de Gascogne, la coquille Saint-Jacques, qui fait l’objet d’un suivi particulier en baie de Seine et en baie de Saint-Brieuc, la sole ou le merlu dans le golfe de Gascogne. » Parmi les stocks surpêchés en 2018, on retrouve le cabillaud en mer du Nord et en mer Celtique, ou encore le bar.

Le cabillaud à éviter © TunedIn by Westend61

Au total, 422.588 tonnes de poissons ont été débarquées en France en 2017. L’Ifremer constate que la durabilité de la pêche est meilleure en mer du Nord et en Manche Est (65 %) qu’en mer Celtique et Manche Ouest (39 %). La situation reste en revanche globalement préoccupante en Méditerranée  « avec  peu de stocks évalués et plus d’espèces surpêchées (le merlu par exemple) que bien exploitées (comme le thon rouge). »

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Illustration bannière : Groupe de chalitiers – © photoneye

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Source: consoGlobe

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